Calendrier

Le Dos de la Langue

Sceaux

Festival Paroles – Jardins de l’hôtel de ville

Dimanche 30 juin 2019


Calamity Jane, lecture des lettres à sa fille

Sceaux

Festival Paroles – Jardins de l’hôtel de ville

Samedi 29 juin 2019


Le Dos de la Langue

La Haÿ-les-Roses

Théâtre de verdure – Roseraie du Val-de-MArne – Rue Albert Camus, 94240 L’Haÿ-les-Roses

Samedi 22 juin 2019 – 16h30


Le Dos de la Langue

Montreuil

Murs à pèches – Festival La Nef/La Girandole (à confirmer)

Dimanche 16 juin 2019


Le Dos de la Langue

Fontenay-aux Roses

6 Place du Château Sainte-Barbe, 92260 Fontenay-aux-Roses

Samedi 23 mars 2019 – 16h


Le Dos de la Langue

La Nef, manufacture d’utopie

20, rue Rouget de l’Isles, 93500 Pantin – Métro Eglise de Pantin
Téléphone : 01 41 50 07 20

Sortie de résidence – Jeudi 31 janvier 2019 – 11h – Vendredi 1er février 2019 – 11h – 19h


Le Dos de la Langue

Conservatoire de Savigny-le-Temple

221 Avenue de l’Europe, 77176 Savigny-le-Temple
Téléphone : 01 60 63 41 28

Lecture – Samedi 9 juin 2018


Mon Ange

La Nef, manufacture d’utopies

20, Rue Rouget de Lisle, 93500 Pantin – Métro Eglise de Pantin
Téléphone : 01 41 50 07 20

Vendredi 6 octobre 2017 – 20h00
Samedi 7 octobre 2017 – 20h00


Le Dos de la Langue

Sceaux, prairie de l’hôtel de Ville

122 Rue Houdan, 92330 Sceaux

Lecture – Dimanche 25 juin 2017 – 15h00


Mon Ange

Anis Gras, le lieu de l’autre

55, av. Laplace, 94110 Arcueil, RER B Laplace

Jeudi 3 novembre 2016 – 19h30
Vendredi 4 novembre 2016 – 14h30 – 19h30
Samedi 5 novembre 2016 – 19h30


Festival Terra Incognita

Théâtre Rutebeuf, 16-18 allées Gambetta, 92110 Clichy-la-Garenne,
métro Mairie de Clichy

Jeudi 14 avril 2016
Vendredi 15 avril 2016


Anis Gras, le lieu de l’autre

55, av. Laplace, 94110 Arcueil, RER B Laplace

Mardi 23 mars 2016 – 19h30
Mercredi 24 mars 2016 – 19h30

Mon Ange à la Nef

Aurélia Labayle, Aurélia Vilette, Lionel Banevitch - Mon Ange © Les Crayons

Un très bel accueil du public

pour ces deux représentations à la Nef, manufacture d’utopies. Le spectacle, après une semaine de répétitions au théâtre de l’Aquarium fin août, a pris du rythme et de la puissance.

Les photos, sur le vif et au débotté, sont d’Emmanuel Audibert.

 

Quelques mots du public, qui nous donnent l’énergie de continuer l’aventure :

“Une réussite incontestable !
90′ d’immersion, sans jamais perdre le spectateur, deux actrices, un bassiste et… bien plus de personnages, des chaises, une scénographie ciselée, et que d’émotion(s) ! Profond sans être lourd, complexe sans être compliqué, j’y ai senti un équilibre dans la narration, une justesse de ton.
Le procédé narratif est vraiment pertinent et votre interprétation par dessus ça est juste, entrainante et impliquante.
L’excellent moment passé paraît trop court tant on voudrait continuer à vivre avec William Figueras, Francine et les autres.
Ça donne envie d’en reprendre… et de lire le roman !
Encore bravo !”
Yves Gattegno

« J’avais passé un moment génialissime… foncez voir ce spectacle ! »

« Très beau spectacle ! A voir ! »
Christophe Delerce

« Merci pour cet ange que j’ai trouvé formidable. »
Micaëla Etcheverri

“J’y suis allée, c’était magnifique ! Un génie de créativité et d’humanité, 
je vous le recommande vivement.
J’ai été vraiment touchée par votre mise en scène et tous ces personnages merveilleux ! Bravo et merci à vous”
Nahomeh Mercier

“Voir Mon Ange urge !”
Daniel Motta

“Super allez y les amis j’ai adoré !”
Benoit Dericke

“Hier j’ai assisté à une très belle représentation… qui me colle aujourd’hui à la peau… Merci mon ange !”
Corinne Penaherrera Leconte

 

Mon Ange, regard de François Lazaro

Mon Ange - photo Clastic Théâtre © Les Crayons

Un très beau texte de François Lazaro sur notre travail :

«Après plusieurs étapes dans le cadre du laboratoire Clastic, qui a vu se développer les différentes phases de leur travail, Aurélia LABAYLE et Aurélie VILETTE, accompagnées de Lionel BANEVITCH, présentent leur adaptation de Mon Ange, de Guillermo Rosales.
Seules avec une forêt de chaises convoquées une à une, les deux femmes portent ce récit, scrutant les mots par leur corps, mais aussi par les chaises peuplées de présences fantômes.
Passeuses de texte, passeuses de vie aussi, d’une vie aux limites du raisonnable, du supportable elles auscultent le texte de Guillermo Rosales. Deux voix de femmes pour porter une voix d’homme, deux femmes qui entendent de l’intérieur, avec leurs tripes, leur rythme, leurs doutes aussi. Un travail qui sans être un travail sur la marionnette s’en approche dangereusement en quêtant des présences désincarnées.
Le Clastic théâtre soutient ce beau travail exigeant.»

François Lazaro, directeur artistique du Clastic Théâtre, 20 mars 2017

 

Photo François Lazaro, présentation Labo Clastic

Mon Ange – intentions

Mon Ange © Les Crayons - photo : Bruno Cabanis

Deux interprètes, un fauteuil cassé et un musicien nous parlent d’un homme qui dit JE et qui tente, par ce JE posé sur le papier, de recommencer à écrire.
De ces présences qui oscillent sans cesse de l’incarnation à la distance, naîtront la figure de cet homme perdu, au regard sans concession. Il raconte un univers de marge et de misère, vit une amitié qui le sauve et un amour qui le transfigure. Il est à l’extérieur du monde avant d’en redevenir partie prenante.
S’incarneront, par la force d’évocation de quelques chaises cassées et d’un théâtre gestuel et dansé des rapports violents, une lutte à la vie à la mort pour être libre.
À l’écriture collage de Rosales, répondra notre matière de plateau faite elle aussi de tuilages et de cuts. Gestes, danses, scènes réalistes, jeux avec les objets, seront autant de matériaux pour évoquer les rêves racontés, les rencontres furtives, les visions poétiques qui s’enchaînent au rythme haletant du roman.
C’est un théâtre où Fellini rencontrerait Cassavetes ; où les silhouettes cabossées et tendres du boarding home côtoient le mépris du propriétaire du lieu, la brutalité du gardien, l’indifférence de médecins complaisants, mais aussi la générosité d’un ami ou d’un patron de café, et l’immense fragilité d’une femme qui se révélera aussi artiste et amoureuse.
C’est un théâtre où du sépia dénudé d’un espace vide peut naître la couleur. Corps et objets deviennent une même matière, décalée et concrète à la fois, pour faire exister nos émotions de lectrices et passeuses.
Il y a nécessité vitale à écrire pour ne pas mourir dans Mon Ange, et cette nécessité, cette mise en danger nous renvoie à nous-mêmes. Une des dernières phrases du roman est une citation de William Blake : « La prudence est une vieille fille riche et laide que l’incapacité courtise. ». Nous-nous la répétons tous les matins.

 

Mon Ange © Les Crayons - photo Bruno CabanisMonAnge-racket
Mon Ange © Les Crayons - photo Bruno CabanisMon Ange © Les Crayons - photo Bruno CabanisMon Ange © Les Crayons - photo Bruno Cabanis
Mon Ange © Les Crayons - photo Bruno Cabanis  Mon Ange © Les Crayons - photo Bruno Cabanis
Mon Ange © Les Crayons - photo Bruno Cabanis Mon Ange © Les Crayons - photo Bruno Cabanis

Photos Bruno Cabanis à Anis Gras

Mon Ange – propos

Mon Ange © Les Crayons - photo Bruno Cabanis
Mon Ange, c’est l’histoire d’un exilé, un « exilé total » comme se décrit William Figueras, double de l’auteur, Guillermo Rosales.
Écrivain cubain, censuré par le régime auquel il a adhéré, devenu fou, il fuit aux États-Unis et échoue dans un «boarding home» de Miami, lieu de vie pour exclus de tous bords, entre enfer de Dante et nid de coucou : vieux, fous, handicapés mentaux, exclus de la révolution, bourgeois, communistes et anti-communistes y partagent un quotidien terrifiant. Proches de Beckett, les personnages sont drôles et cauchemardesques, beaux et difformes, tendres et violents.
La première partie s’écrit comme une autobiographie au cordeau. Les phrases sont denses et sèches pour parer au chaos qui règne. Un chaos d’où naît la violence. L’auteur y interroge sa perpétuation inévitable. C’est l’écriture d’un homme empêché d’écrire, qui ne trouve sa place ni dans le monde d’où il vient ni dans le beau pays américain des «triomphateurs».
Puis, Mon Ange devient l’histoire d’un homme qui se bat pour revivre, dans la débâcle de ses convictions et de sa raison.
La rencontre avec Francine, une femme dessinatrice nouvelle venue au boarding home, rend possible un espoir d’échappée belle, une renaissance.
L’écriture devient fluide, la pensée et l’imaginaire s’ouvrent sur l’aventure, l’épopée, le polar ; la fable évoque alors Kaurismaki, où se côtoient la plus dure réalité, la féérie et la délicatesse possible des rapports humains.
Il ne restera comme trace de cette histoire que les dessins de Francine, ou ce livre, Mon Ange. Ils racontent la nécessité d’aimer et de créer comme seules sources de liberté possibles, et échappatoires transitoires à la condition humaine.

Mon Ange © Les Crayons - photo Bruno CabanisMon Ange © Les Crayons - photo Bruno Cabanis
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MonAnge-reyes-2 Mon Ange © Les Crayons - photo Bruno Cabanis

Photos Bruno Cabanis à Anis Gras

Mon Ange, avant première au Clastic Théâtre

Le Clastic Théâtre, qui a accompagné les premiers pas de l’Ange, nous accueille pour une avant première sans lumière ni décor, mais avec l’attention soutenue et porteuse des spectateurs et acteurs du lieu. Rémi Deulceux, auteur associé du Clastic, nous a honorés d’une précieuse critique, et François Lazaro de belles images :

Alors du boarding home de William Figueras, il n’y a plus que les chaises et chaque chaise à son fou. Qui sont-elles, ces narratrices ? Récit cru des traitements infligés aux pensionnaires, échappatoires dans les rêves ou dans la ville. Elles disent ça. Ce récit qu’elles portent de tout leur corps, poids des mots, poids des chaises. Un peu folles, elles aussi sans doute. Il faut courir partout pour ne rien oublier, pour dire tout de ce qui pourrait être un souvenir. Celui d’une visite dans un asile. Celui d’un proche qu’on y a laissé. Celui de l’Amérique pendant la guerre froide et du communisme au loin. Celui des lectures d’Hemingway et de la littérature comme refuge. Le bruit furieux des laissés-pour-compte, laissés-pour-mort et l’impossible échappatoire quand la folie semble ne pas vouloir vous quitter. Un très beau travail.

Mon Ange - photo Clastic Théâtre © Les CrayonsMon Ange - photo Clastic Théâtre © Les CrayonsMon Ange - photo Clastic Théâtre © Les CrayonsMon Ange - photo Clastic Théâtre © Les CrayonsMon Ange - photo Clastic Théâtre © Les CrayonsMon Ange - photo Clastic Théâtre © Les Crayons