Un accélérateur, un moulin, une association, une compagnie, une boîte à outil, pour fabriquer spectacles, scénographies, images et projets.

Les crayons, c’est pas du bois et de la mine, c’est de la pensée par les phalanges.
Henri de Toulouse Lautrec.

Les Crayons associent dans leurs pratiques arts vivants et arts visuels. Ses spectacles regardent de près le monde comme il tourne et ses gueules cassées. Les objets et pantins y ont la part belle. Les spectacles y développent un langage ou corps en mouvements, danse et objets sont intimement liés au propos et aux enjeux dramatiques.

 

Aurélie Vilette, metteuse en scène, comédienne, designer

Aurélie Vilette

Comédienne et plasticienne, Aurélie Vilette est formée au théâtre par Pascal Decolland et rencontre, comme pédagogues décisifs, Anatoli Vassiliev, Jean-Claude Penchenat, François Rancillac, Ami Hattab, Serge Tranvouez, Dominique Cabrera.
À l’Ensci – Les Ateliers elle découvre la liberté d’une école de design hors norme et y monte Le Nouveau Locataire de Ionesco pour son diplôme, première mise en scène et scénographie, tout en inventant un canapé à usage multiple et dont on peut changer le revêtement soi-même.
Designer 6 ans chez Habitat, elle est responsable des collections objets de décoration et luminaire, puis meuble.
Elle devient ensuite comédienne, graphiste, scénographe, et crée la compagnie Les Crayons avec laquelle elle monte des spectacles ou le texte contemporain fait bon ménage avec la danse et l’objet. Le Nouveau Locataire de Ionesco et Une seule Terre questionnent l’homme et son rapport à l’univers qu’il se fabrique ; Tout ou Rien aborde de manière clownesque le rapport féminin au monde, monde politico/médiatique et monde intime ; Adela de Daniel Veronese questionne l’univers intime et fantasmatique féminin.
Au théâtre, elle a joué sous la direction de Jean-Claude Penchenat, Anne-Laure Liégeois, Justine Heynemann, Dominique Lévrier, Liliane Léotard, Françoise Viallon-Murphy. Comme clown, elle a travaillé à l’hôpital pour l’association Les Clownologues. Comme graphiste, elle crée logos, affiches, plaquettes, maquettes de livres et sites web. Comme scénographe, décors de spectacles ou d’exposition. Elle a travaillé avec le Clastic Théâtre, l’Artisanie, Artevia, La Lune Rousse, l’APCI, et réalise les décors de ses propres spectacles.

Depuis 2014, elle travaille en binôme avec Aurélia Labayle à la création des projets de la compagnie. L’atelier Boîte à Paroles et ses réalisations, création plastique et performances voient le jour en 2015, et leur premier spectacle commun, Mon Ange, d’après le Roman de Guillermo Rosales, est crée à Anis Gras en 2016. Elle sont en cours de création du Dos de la Langue, poésie parade, montage de poésies de Jacques Rebotier dont la première mouture a été présentée au festival Théâtre en fête en juin 2017.

 

Choisir n’a jamais été mon fort. Je mets même un point d’honneur à faire page blanche et recommencer. Là où je ne sais pas faire et que tout est à apprendre. J’adore être celle qui a tout à découvrir.

L’identité d’une compagnie à créer ? Un spectacle à monter ?
Je m’imprègne d’un univers, j’absorbe, je flaire, j’écoute, je ne sais rien, tout est neuf. Puis j’interprète, je fais, je dessine, je m’amuse, je bidouille, je sors les crayons, sur la feuille blanche ou le plateau.

Aux Ateliers, j’aimais le moment ou je faisais table rase de quinze jours de travail pour repartir du bon pied cette fois, forte de l’expérience passée, parce que j’avais enfin compris comment tout pouvait s’emboîter. Designer chez Habitat, j’imaginais l’objet que j’aimerai regarder tous les jours, doux au regard et au toucher, pratique, simple. J’imaginais l’intérieur des gens, la place dans le salon, dans la cuisine. J’engrangeais et laissais venir l’idée, comme un cadeau du cerveau qui d’un coq et d’un âne fait une soupière.

Le théâtre a toujours été là. Être sur scène comme un poisson dans l’eau. J’ai longtemps cru que la designer et la théâtreuse étaient deux personnes différentes. Elles ont dû se réunir avec le clown. Deux ans et demi à improviser en duo pour les personnes âgées à l’hôpital.

Je suis alors vraiment devenue interprète. Au sens de traduire une pensée.

En clown, on s’invente un personnage qui peux tout dire à votre place en plus maladroit et donc en mieux. Il sent avec son nez, il raconte avec son ventre. Il entre en ping-pong avec la personne qui est là et aime rigoler, il s’émotionne avec les autres. Le rire, c’est ma spécialité. Les comédiens m’adorent comme spectatrice : je suis rieuse professionnelle. J’aime m’émerveiller, j’aime être la gamine qui s’esclaffe, je ris de bon cœur. Mais un clown comme metteuse en scène ou scénographe, à quoi ça sert Madame ? Ça sert à rester sensible. Sensible pour faire un peu de magie avec des choses sérieuses. Interpréter un univers. Faire vibrer les yeux et les oreilles, faire danser les crayons.

 

Aurélia Labayle, metteuse en scène, comédienne, artiste associée

Aurélia Labayle est issue des arts du cirque et de la danse théâtre. Elle est cofondatrice de la Cie 36 du mois/ Cirque 360, une aventure collective, nomade et internationale de 12 année autour de spectacles et cabarets de nouveau cirque. Elle développe ensuite ses propres créations avec la Cie Tête Bêche.
Elle interprète aussi Anton Tchekhov, Marguerite Duras, Eugène Durif, Évelyne de la Chenelière, Catherine Anne avec les metteurs en scène Dominique Bertolat, Nordine Lalhou, Danièle Delaire, Alexandre Ribeyrolle.
Titulaire du diplôme d’état depuis 2010, elle enseigne depuis 15 ans le théâtre et les arts du cirque aussi bien pour des publics amateurs que pour des personnes handicapées ou en difficulté.

Depuis 2014, elle est artiste associée à la compagnie et travaille en binôme avec Aurélie Vilette à la mise en scène et la réalisation des spectacles. Elles montent ensemble en 2014 le projet Boîte à Paroles, atelier d’art plastique et d’art vivant avec l’hôpital Charles Foix qui donnera lieu à une création plastique et à une performance, puis, en 2016, le spectacle Mon Ange, d’après le roman de Guillermo Rosales.

 

Sylvie Adam, trésorière

Sylvie Adam a travaillé 5 ans au Figaro comme secrétaire à responsabilité (limitée rajoute-t-elle), puis responsable administrative dans un cabinet d’architecte, Valode et Pistre, pendant 10 ans. Elle a ensuite travaillé comme assistante de direction générale à la Mnef pendant 15 ans.
Elle est très investie dans le milieu associatif et adore… le théâtre.

Trésorière, comptable, administratrice des Crayons, elle lui consacre une belle part de son énergie rigoureuse, chaleureuse et inépuisable.

 

Lionel Banevitch, musicien, bassiste

Sa rencontre avec une basse se fait à l’âge de 20 ans, ce jour là commence aussi son premier groupe…
10 ans passeront de pratique autodidacte où il s’exercera dans des styles aussi variés que le rock noise, le jazz improvisé (Moque Souris), le reggae (Black Toubab), le ska, le punk (Le Pélican Frisé) ou encore le rock orientalisant (Bar’Alef) . C’est pendant ces expériences qu’il forgera son jeu et composera ses premiers morceaux.
En 2006, il entre en parcours professionnel à l’EDIM de Cachan où il décrochera son certificat MIMA, puis un DEM de Musiques Actuelles Amplifiées. Aujourd’hui, sa pratique musicale se concentre sur le jeu en solo ou en duo avec un batteur, accompagnant régulièrement des danseurs au cours de séances improvisées. Lionel intègre l’équipe comme compositeur accompagnateur et musicien de Mon Ange.

 

Jonathan Climent Sarrion, éclairagiste

Jonathan a débuté comme projectionniste à la MJC de Fresnes. C’est là qu’il se forme aux métiers du spectacle (principalement la lumière de concert en improvisation) et rencontre le groupe Kwak qu’il accompagnera dans toutes leurs aventures en tant qu’éclairagiste pendant plus de dix ans. Éclairagiste et régisseur pour différents théâtres (La Grange Dîmière), festivals (Festival Île-de-France, Paris Jazz festival) et compagnies (Collectif Quatre Ailes, 36 du Mois, Les Crayons, Nicolas Frize), il a crée les lumières de nombreux spectacles (Projet RW, l’Antéclown, Mon Ange). Il est régisseur technique chez 36.

 

Elzbieta Jeznach, marionnettiste, metteur en scène

Scénographe, comédienne, metteur en scène, Elzbieta Jeznach fait ses études de marionnettes en Pologne. Elle rencontre Roland Topor en 1990. Ses encouragements la porteront et feront d’elle une de ses interprètes passionnée dans l’art de la marionnette. Elle rencontre aussi François Lazaro, l’assiste à la mise en scène et collabore encore aujourd’hui au Clastic Théâtre.

Elle crée sa compagnie, Miette de spectacles, en 1997, dirige de nombreux ateliers et fonde une troupe de marionnettistes enfants avec qui elle crée trois spectacles, joués dans différents festivals à travers la France. De 2002 à 2007, elle crée Sacré Proutto, l’Ambigu, Alice au Pays des Lettres, le Musée nomade du Professeur Galopin, spectacles tous inspirés de textes de Roland Topor. Sa dernière création, Le Bureau des Rêves perdus, évoque la vie de Leonora de la Cruz.

Les Crayons et Miettes de Spectacles ont coproduit le spectacle Une Seule Terre, qu’elles jouent dans les écoles, pour les municipalités et en festival, entre 2011 et 2015.

 

Marie Hebert, metteur en scène, comédienne, marionnettiste

Marie-Hebert

Après une formation de comédienne à l’école Claude Mathieu, Marie Hebert intègre plusieurs compagnies (Cie la Cuillère à Lille, La Cie Le temps est incertain (Théâtre du Soleil), Hocemo Théâtre) et joue de nombreux spectacles. Elle complète sa formation théâtrale en s’intéressant à la marionnette avec Alain Recoing et Jean-Pierre Lescot.

Riche de ces expériences, elle fonde la compagnie l’Artisanie en 2009, et y développe un théâtre de textes et d’histoires à l’aide de la marionnettes et de l’objet. Après Le pays où tout est permis (100 représentations) puis Seule la mer d’après Amos Oz (Giboulées de la marionnette 2012), elle continue son travail autour de l’objet avec L’aviateur ou Prendre son envol.

L’Artisanie et Les Crayons coproduisent Moins d’Poubelles, une série d’interventions dans l’espace public en faveur de la réduction des déchets (Mairie de Paris, 2013).

 

Françoise Viallon Murphy, comédienne, metteur en scène, formatrice

Comédienne issue du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, formée par Antoine Vitez, Pierre Debauche, Pierre Vial et Jean-Pierre Miquel.
Travaille au cinéma et à la télévision sous la direction de Christian Vincent, Philippe Grandrieux, Harry Kumel, Caroline Huppert, Christian Palligiano, Catherine Hoffmann, Jeannette Hubert, Françoise Chatel, Colin Ledoux, Jérôme Cornuau…
Au théâtre elle joue Pirandello, Lars Noren, Tchekov, Orwath, Obaldia, Whilhems… sous la direction de Hervé Petit, Richard Leteurtre, Françoise Merle, Samuel Bonnafil, Jean-Yves Chatelais, Pierre Trapet, Philippe Adrien, Jean-Claude Fall, Jacques Rosny…
Depuis 1992, elle dirige aussi des ateliers d’écriture et d’expression théâtrale en milieu scolaire et rural et travaille avec Zarina Khan, Michel Cerda, Martine Laisne. Elle a mis en scène Pour un Oui ou pour un Non de Nathalie Sarraute et, avec Les CrayonsAdela de Daniel Veronese.

 

Sarkaw Gorany, comédien, auteur, metteur en scène

Après cinq ans d’études au Conservatoire national artistique de Sleymani (Irak), il  joue en Irak et en Grèce, puis intègre le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine en 2003 et joue dans Le Dernier Caravansérail (Tournées en Grèce, Australie, Etats-Unis, Allemagne et Italie) et a participé à la création du spectacle les Ephémères. Il rejoint le Théâtre de l’Estrade pour la création parisienne de Gengis Khan.

Il rencontre Anatoli Vassiliev et joue Les Étourdis du Bateau d’après Marivaux avec un collectif d’acteurs issus de son enseignement. Il rencontre aussi Wajdi Mouhawad, Carolyn Carlson, pratique la danse coréenne et la danse sry-lankaise, les chants traditionnels kurdes, perses, arabes et turcs. Il enseigne régulièrement le théâtre, en France, Suède, Allemagne, Irak. En outre il est poète et auteur et publie régulièrement en Irak.

Il collabore activement avec Les Crayons entre 2007 et 2010, participant à la mise en scène d’Adela et d’Une Seule Terre.